Mycologie

Mycologie

Les champignons sont des organismes hétérotrophes vis-à-vis du carbone. Pour se procurer les sucres indispensables à leur développement, certaines espèces mutualistes s’associent aux racines des végétaux chlorophylliens pour former des structures mixtes plante/champignon appelées mycorhizes.

Les champignons ne sont pas des végétaux, mais pour des raisons de méthodologie de travail notamment d’inventaire, de recueil et de synthèse de l’information, l’OEC au travers du Conservatoire Botanique de Corse s’investit dans ce domaine.

Trois axes sont développés par l’OEC en partenariat avec les associations insulaires.

  • Connaître
  • Evaluer
  • Valoriser


Connaître la diversité fongique en Corse


Au début du xxe siècle, la Corse était le terrain de jeu de nombreux mycologues spécialisés dans les parasites de plantes, attirés par la remarquable richesse de l’île en espèces végétales endémiques et par la promesse de découverte de leurs parasites spécifiques. Léon Rolland décrivit en 1896 Boletus corsicus, une espèce de bolet liée aux cistes, un Leccinum qui s’est ensuite avéré très répandu dans la zone méditerranéenne.

Puis tout s’arrêta, jusqu’au congrès de la Société Mycologique de France, organisé à Ajaccio en 1970. A cette occasion furent découvertes deux nouvelles espèces endémiques aux épithètes évocatrices : Gymnopilus corsicus et Marasmius hellebori-corsici, cette dernière espèce semblant exclusivement liée à la variété corse de l’héllébore fétide, (Helleborus lividus Aiton subsp. corsicus (Briq.) P. Fourn.) dont elle décompose les feuilles mortes. Cette renaissance se poursuit depuis une dizaine d’années, sous l’impulsion des associations mycologiques de l’île en partenariat avec l’OEC.

Jusqu’ici, l’effort d’inventaire s’est avant tout appliqué aux forêts et maquis méditerranéens, ainsi qu’aux pinèdes de moyenne altitude.

L’OEC développe depuis 2005 un programme d’inventaire mycologique en haute montagne.


Evaluer la connaissance


La Corse aura d’ici quelques mois une base de données régionale de mycologie . En effet, l’OEC travaille sur l’élaboration d’une base de données permettant de rassembler et de centraliser l’information sur les différents taxons. L’OEC finance également des travaux sur la connaissance de la biomasse produite par certaines espèces comestibles comme l’oronge encore appelée amanite des Césars, et prochainement sur l’utilisation des champignons comme bio-indicateur.


Valoriser et transmettre la connaissance


par le biais d’exposition de champignons, de conférence, de formations d’observateurs en collaboration et partenariat étroit avec les associations.



Cet article provient du site de Conservatoire Botanique National de Corse
http://cbnc.oec.fr/index.php